
Avant
Le point de départ
« Je n'arrivais plus à sortir avant midi. Ce n'était pas de la tristesse, c'était du vide. »

Après un burn-out
Lausanne
Huit mois d'arrêt de travail. Élodie est venue chez Kaina « pour vérifier qu'il restait quelqu'un ».

« On m'avait soignée. Personne ne m'avait aidée à me regarder à nouveau. »
Sa journée
En quatre images
Chaque journée Kaina suit le même mouvement : arriver, parler, se laisser photographier, repartir avec une image qui tient lieu de preuve.

Avant
« Je n'arrivais plus à sortir avant midi. Ce n'était pas de la tristesse, c'était du vide. »

10 h 50
« On m'a laissée me taire. C'est la première fois qu'on ne me demandait pas d'aller mieux. »

15 h 20
« J'ai dit non trois fois. Et puis j'ai ri, et la photographe a déclenché. »

17 h 40
« Je ne me trouve pas belle sur cette photo. Je me trouve vivante. C'est beaucoup mieux. »
Son récit
Élodie, 38 ans
Élodie a été arrêtée huit mois. Le mot burn-out, elle a mis longtemps à l'utiliser : « je disais fatigue, je disais coup de mou, je disais tout sauf le vrai mot ».
Sa journée a été construite en Signature, avec la possibilité explicite de tout arrêter à n'importe quel moment. « C'est ce qui m'a permis de venir : savoir que je pouvais partir. »
La matinée a été lente. Beaucoup de silences, un plaid, du thé. On n'a pas cherché à la faire parler. La séance photo n'a commencé qu'après 15 h, et elle a d'abord refusé.
« Ce qui m'a eue, c'est qu'on ne m'a jamais dit « souris ». On m'a dit : reste là, respire, on a le temps. Personne ne m'avait dit qu'on avait le temps depuis deux ans. »
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