À la ménopause

Genève

« On m'avait laissé croire que c'était la fin. »

Véronique a 53 ans. Elle dit qu'elle est devenue « transparente » en l'espace de deux ans. Elle est venue vérifier si c'était vrai.

Véronique, 53 ans Genève · Pass L'Expérience
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Portrait final de Véronique, cheveux gris libres, regard direct
« Je ne voulais pas paraître plus jeune. Je voulais qu'on me voie telle que je suis maintenant. »

Sa journée

En quatre images

De l'arrivée
au portrait.

Chaque journée Kaina suit le même mouvement : arriver, parler, se laisser photographier, repartir avec une image qui tient lieu de preuve.

Véronique se regarde dans un miroir, une main sur la joue

08 h 45

Le miroir du matin

« Depuis deux ans, j'évitais mon propre regard dans la glace. Je ne sais pas exactement quand ça a commencé. »
Véronique rit franchement, la tête renversée en arrière

11 h 40

Le rire retrouvé

« On a parlé de choses dont on ne parle pas. Et j'ai ri comme je n'avais pas ri depuis longtemps. »
Véronique devant l'objectif, repoussant ses cheveux gris en souriant

14 h 50

Ses cheveux, sa décision

« La photographe m'a demandé si je voulais les attacher. J'ai dit non. C'était la première fois. »
Portrait final de Véronique, cheveux gris libres, regard direct

17 h 20

Ce qu'elle a emporté

« Ma fille a pleuré en la voyant. Elle m'a dit : maman, c'est exactement toi. »

Son récit

Véronique, 53 ans

Ce qu'elle
en dit.

Véronique emploie un mot précis pour décrire ces deux dernières années : transparente. « Dans les magasins, dans les réunions, dans la rue. On regarde à travers vous. Et le pire, c'est qu'on finit par se regarder à travers soi aussi. »

Elle n'est pas venue chercher un rajeunissement. Elle l'a dit d'emblée, presque agressivement : « Si c'est pour me faire paraître quarante ans, je m'en vais. »

La conversation du matin a porté sur ce que personne ne raconte : le corps qui change sans prévenir, l'insomnie, le regard des autres qui se déplace. Et sur la colère, beaucoup de colère.

Au moment du shooting, la photographe lui a proposé d'attacher ses cheveux. Véronique a dit non. « Ça a l'air de rien. Pour moi c'était énorme. J'ai passé deux ans à essayer de les cacher. »

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